#PortraitDeStartuper # – MirambeauAppCare – Benoît Mirambeau

Portrait réalisé par Sébastien Bourguignon

 

Comment décririez-vous votre entreprise ?
MirambeauAppCare est une Entreprise Européenne qui développe des applications médicales qui ont pour but d’accompagner les patients dans le respect de leurs prescriptions en mode collaboratif.

Le réseau est créé à l’initiative du patient qui invite des aidants et des prescripteurs à l’accompagner dans l’organisation des soins. Il a également vocation d’assistance en cas d’urgence médicale.

Les applications développées facilitent l’observance par l’automatisation des prescriptions médicales complexes et la mise en place d’une éducation thérapeutique permanente. Ces dispositifs médicaux prédictifs permettent aux patients d’anticiper leurs besoins et aux chercheurs d’analyser les données pour améliorer les protocoles.

 

Pourquoi ce choix de produit / service ?
J’ai développé cette application DiabiLive (www.diabilive.com) pour aider ma mère, diabétique de type 1 depuis 40 ans qui avait des difficultés pour calculer sa dose d’insuline à s’injecter en toute sécurité dans l’observance de sa prescription, sans risquer l’hypoglycémie ou l’hyperglycémie.

DiabiLive répond à ses besoins grâce à son algorithme d’Intelligence Artificielle que j’ai développé et breveté à l’international.

DiabiLive est une plateforme médicale qui accompagne le patient diabétique en lui permettant une plus grande autonomie. Elle prend le patient dans sa globalité d’être humain en calculant sa dose d’insuline selon sa prescription médicale, sa diététique et son activité physique.

Elle facilite le respect de cette prescription et l’anticipation des besoins à venir par une meilleure connaissance de lui-même et de ses soins. Avec la mise en relation de toutes les personnes qui l’entourent sur son lieu de vie le patient n’est jamais seul et toujours en sécurité.

 

Quels sont vos ambitions, vos objectifs pour votre entreprise ?
L’ambition pour l’entreprise est de devenir le numéro un mondial de la gestion des maladies assistées par des applications multiplateformes d’Intelligence Artificielle, être au cœur de l’organisation des soins par des dispositifs collaboratifs, DiabiLive doit devenir l’application de référence pour la prise en charge du patient diabétique dans sa globalité d’être humain.

 

Comment vous décririez-vous en tant qu’entrepreneur ?
Je suis un entrepreneur inventeur, la copie ne m’intéresse pas, l’innovation a toujours été ma force pour apporter des solutions à des problèmes de la vie courante, problèmes professionnels comme privés.

Mes équipes doivent être libre de proposer des solutions innovantes, aucune barrière ne doit s’opposer à leur créativité.

Mon parcours de 20 ans de Directeur de centre de profit dans des groupes d’hypermarché complète mon esprit d’inventeur par la rigueur du gestionnaire financier et ressources humaines.

 

Quelle est votre formation initiale ?
J’ai suivi des études scientifiques jusqu’à la Licence de biologie cellulaire et physiologie, pour ensuite me réorienter et suivre un BTS en alternance de manager de grande distribution.

 

Qu’est-ce qui vous passionne ?
Je suis animé par la passion d’apporter des solutions innovantes à des problèmes de la vie courante.

Quelques-unes de mes inventions comme DiabiLive (www.diabilive.com) ont déjà été récompensées par le Prix du Président de la République au Concours Lépine PARIS 2016, au CES Las Vegas par l’Innovation Awards 2018…

 

Quel a été votre parcours d’entrepreneur ?
J’arrive dans la grande distribution d’hypermarché en 1992 comme Employé Libre-Service, puis je franchi tous les échelons et j’évolue dans tous les postes dont Responsable en Ressources Humaines puis Responsable de secteur commerce jusqu’au poste de Directeur de centre de profit.

J’ai créé ensuite 3 entreprises.

 

Depuis quand êtes-vous entrepreneur ?
Je suis entrepreneur à mon compte depuis 2007.

 

Quelles difficultés avez-vous rencontré dans cette aventure ?
Chaque projet nécessite un financement. Il est toujours compliqué de convaincre des financeurs et des banquiers pour initier un projet et assurer les variations de la trésorerie annuelle.

Les dossiers d’aides et subventions sont compliqués à construire et les délais d’obtentions sont longs, ils ne correspondent pas toujours aux besoins immédiats de l’entreprise.

Mais le plus difficile est de convaincre des investisseurs quand vous proposez une solution de rupture.

 

D’après vous quels sont les facteurs clés de succès pour réussir dans l’entreprenariat ?
L’expérience et la compétence acquises dans le parcours professionnel dans des postes de manager ou directeur de centre de profit sont indispensables. Savoir affronter la solitude qui accompagne l’entreprenariat est la qualité nécessaire pour résister aux pressions diverses, la résilience doit être une fidèle partenaire.

Il est très important de trouver un binôme qui pourra devenir le co-fondateur de l’entreprise et qui apportera un regard différent sur le projet, mais aussi des expériences et compétences complémentaires afin de rester lucide dans les prises de décisions.

Dans mon cas Nicolas BABIN co-fondateur complète tout à fait mes compétences, avec ces expériences en marketing, direction de groupes européens et internationaux, il permet de donner au projet une ambition internationale.

Enfin, il est indispensable de savoir s’entourer d’une équipe interne ou externe qui apportera les compétences spécifiques indispensables au succès, en évitant l’émotion que l’entrepreneur connait dans son projet et qui peut nuire à la prise de bonnes décisions par un manque d’objectivité.

 

Quel mode de financement avez-vous retenu pour lancer votre société ?
L’amorçage a été réalisé avec des prises de participation de personnes individuelles qui ne sont pas des Business Angels.

Cette première levée a été complétée par 4 prêts à 4 banques et des subventions BPI et Région Nouvelle-Aquitaine.

 

S’il n’y en avait qu’un, quel serait le point d’attention à surveiller en priorité lorsqu’on se lance dans l’aventure startup ?
Dans le cas d’une startup comme celui de toute entreprise le financement est capital.

Il faut avoir conscience du rôle important des investisseurs en amorçage pour leur capacité à assurer les besoins de financements futurs et/ou à apporter leur réseau de fonds d’investissements qui assureront les mutations de la startup dans ses futures étapes de conquête des marchés français et internationaux ainsi que des évolutions du ou des produits.

Leur recrutement doit faire l’objet de toute l’attention du Startuper et doit être en adéquation avec l’ambition du projet.

 

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui voudrait lancer sa propre startup ?
L’entreprenariat n’est pas un jeu, c’est un engagement qui s’immisce très souvent dans la famille toute entière et peut la mettre en souffrance. Les risques financiers sont importants car il faut souvent être caution des prêts bancaires.

Il est indispensable de privilégier des investissements en capital plutôt que des prêts bancaires ainsi l’entrepreneur n’aura aucune dette en cas d’échec.

Aucune aventure ne doit être entreprise sans avoir fait une étude de marché, construit un business plan et bien pensé le modèle économique.

Je conseille à tout entrepreneur de startup d’essayer le plus possible de trouver un ou plusieurs co-fondateurs pour partager les expériences et les compétences.

Mais il faut avoir conscience d’un point très important : très souvent seul le CEO sera pénalement responsable devant les tribunaux.

Le conseilleur n’est pas souvent le payeur et jamais le responsable pénal.

L’entrepreneur doit entendre tous les conseils mais il ne doit obéir à personne lors des prises de décisions, il doit assumer les responsabilités qui sont liées à son statut, il est le seul patron.

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