L’industrie n’est pas le problème, elle est la solution !

Par Daniel Richet

Chief Executive Officer at Cetim – Centre technique des industries mécaniques

« Relocalisations industrielles, la crise redistribue les cartes ! », tel était le nom du webinaire organisé par le Salon BE 4.0 Industries du futur, Territoires d’industrie, Région Grand Est, Mulhouse Alsace Agglomération (m2A) et Grand E-Nov+, et auquel je participais hier.

J’y ai pour ma part insisté sur les outils au service de la réindustrialisation que sont la baisse de la fiscalisation actuelle, des technologies qui n’ont jamais été aussi accessibles et ouvrent un nouveau champ des possibles, ainsi que la mobilisation de tous les opérateurs, État, régions, agences de développement, Cti… qui convergent vers ce même but.

Si faire revenir en France les grosses unités de production, comme celle de l’automobile, restera sans doute un exercice difficile dans le contexte actuel, d’autres vecteurs de réindustrialisation sont possibles. En particulier, travailler le niveau de gamme est une opportunité importante.

Le maintien de l’industrie est en effet un défi. Et la montée en gamme passera par l’usage des technologies, l’utilisation de l’Intelligence Artificielle, l’évolution des procédés, … et les trackers de CO2 face à l’exigence de traçabilité.

On peut changer la donne. La bataille se jouera aussi entre compétitivité industrielle et défis environnementaux, et les industriels s’inquiètent face à une fiscalité environnementale qui taxerait trop tôt les émissions et ne verrait pas que l’industrie, loin d’être le problème de la transition écologique, en est la solution.

En effet, les nouvelles technologies viennent remplacer des pratiques de production souvent lourdes pour l’environnement et c’est la technologie, mise au service de l’industrie, qui relèvera les défis de la planète. Les sujets ne sont pas disjoints.

En ce domaine, le Cetim assiste de nombreux secteurs mis au défi de l’innovation produit par les enjeux de transition en cours. Et je donne ici quelques exemples demandés lors du webinaire.

 

Nouvelle technologie propre

Le contrôle non destructif par thermographie infrarouge de pièces forgées a été mis au point suite à une demande de la profession. NTN Transmissions Europe a choisi de tester cette solution. Alliée à la robotique, elle remplace un contrôle manuel auparavant réalisé par magnétoscopie. Résultats : un contrôle propre sur 100% des pièces, sans erreur d’interprétation, au rythme des cadences de production.

Une synthèse et le témoignage en vidéos.

 

Économie circulaire et business model

Grâce aux technologies de l’Internet des objets, le spécialiste du rétrofit de machines N2C offre une seconde vie aux machines-outils d’ancienne génération. Dans le cadre d’un projet soutenu par l’Ademe (et accompagné par le Programme des investissements d’avenir) elle est allée plus loin en profitant de la rénovation d’une presse plieuse hydraulique pour l’adapter au modèle d’« économie de la fonctionnalité»

Le témoignage en vidéo.

 

Éco-conception

À la suite d’une démarche d’éco-reconception, le produit de Pryntec a bénéficié d’une simplification considérable basée sur une analyse du besoin, qui a, en particulier, abouti à une réduction très significative du nombre de composants et de sa masse.

Le témoignage en vidéo.

 

Ou encore un autre aspect d’accompagnement orienté « Relocalisation »

Après avoir délocalisé dans les années 2000, le fabricant d’instruments de mesure Stil a profité d’une hausse de la demande engendrée par la crise sanitaire pour refaire sa trésorerie… et accélérer ses projets de relocalisation.

 

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